Grève des aiguilleurs stéphanois pour dénoncer leurs conditions de travail
La grève des aiguilleurs, largement suivie avec une mobilisation estimée à près de 90 %, s’inscrit dans un climat de profonde dégradation des conditions de travail. Sur le terrain, les témoignages d’agents en arrêt maladie – dont plusieurs pour burn-out – se multiplient, révélant un mal-être généralisé dans les équipes.
Ce mouvement n’est pas le fruit d’un coup de tête : cela fait des mois que les alertes sont lancées. Les agents dénoncent des charges de travail intenables, des plannings sous tension et un manque criant de reconnaissance.
Face à ces signaux d’alerte, la direction n’apporte aucune réponse constructive. Pire, elle agite la menace de suppressions de postes supplémentaires, provoquant l’incompréhension et la colère.
Et pendant ce temps, la direction fait le choix de supprimer des trains en pointant du doigt la grève, alors que ce sont bien ses décisions unilatérales qui désorganisent le service.